On devient ce que l’on pense

Vous avez certainement déjà entendu cette expression. Que ce cache vraiment derrière nos pensées ? Quelle est ma normalité ? Quel est mon niveau d’équilibre ?

On peut vivre avec toute sorte de maladies, de pathologie chronique. On peut vivre avec de l’eczéma, du rhumatisme, de l’arthrite, une sclérose, la myopie, une allergie, etc, etc…

Cette pathologie chronique devient pour moi ma normalité. Quand je m’installe dans cette normalité, je suis dans un certain état d’esprit, qui s’installe durablement.

Or, mon système nerveux produit en permanence des molécules chimiques qui permettent l’entretien des circuits , car il est conçu pour pour cela, pour auto-réguler . Mais il ne va pas entretenir tous les circuits. Ce qui ne sert pas est peu à peu laissé à l’abandon et mis hors d’usage. Seuls les circuits utilisés, en fonction donc de mon état d’esprit, seront entretenus, auto-régulés.

Si je pars du constat que je suis raide , que tel exercice est trop dur : « je ne sais pas faire cela », alors je m’installe dans cette normalité . Je ne chercherai même pas à faire l’exercice, sans avoir exploité toute ma zone de souplesse. Car je suis convaincu d’être raide et mon système nerveux entretiendra cet état.

Que se passe-t-il alors si je décide de changer d’état d’esprit ?

Ma pensée me permet en effet d’établir une nouvelle normalité. Je peux décider, là, maintenant d’une nouvelle normalité. D’autres molécules chimiques vont pouvoir être produites afin d’activer le nouveau programme. Reprenons l’exemple de la raideur. Je peux voir les choses différemment en observant toute la souplesse que je possède jusqu’à ma raideur : je suis souple jusqu’à ma raideur. Quelle différence ! Voilà que je ne ferme plus toutes les portes, sans même avoir exploité ne fusse que la plus infime des possibilités .

Mon système nerveux agit comme un capteur de la conscience universelle, comme capteur de l’information de la conscience. Grâce au yoga je vais pouvoir me relier à ce champs de conscience pour rentrer dans un état harmonieux, jusqu’à ce que cet état harmonieux devienne ma norme et s’auto-régule.

Ce que l’on pense, on le devient.

Ce que l’on ressent, on l’attire.

Ce que l’on imagine, on le crée.

Buddha.

La Respiration… un peu d’anatomie

La respiration générale alimente la respiration cellulaire. Chaque cellule a besoin de capter l’oxygène et rejette du CO² pour entretenir leur cycle de production d’énergie. L’oxygène et le CO² sont véhiculés dans tout l’organisme par le sang. La contraction du coeur permet au sang de circuler dans tout l’organisme avec sa cargaison d’oxygène frais, puis lorsqu’il revient avec sa cargaison de CO², les contraction du coeur l’expulse vers les poumons.

Quels sont les organes qui interviennent dans la respiration ?

Le nez

Le nez comprend une partie externe composée de cartilage (les narines, les ailes du nez, la cloison nasale) et une partie interne osseuse. Traditionnellement, c’est à la frontière du nez inter et et externe que l’on place les doigts pour les respirations alternées.

Le nez sert de filtre à poussière, il réchauffe et humidifie l’air. Il sert bien sûr à sentir, et est une caisse de résonance pour les vibrations (voyez comme vous « parlez du nez » lorsque vous avez le nez bouché).

Les sinus

Ce sont des cavités reliées aux fosses nasales. Elles servent de caisse de résonance pour la voix

Le pharynx

Il agit comme un entonnoir, au croisement des voies aériennes et digestives. Il sert de conduit pour l’air et la nourriture et aussi de caisse de résonance pour la voix.

Le larynx

C’est une sorte de colonne qui contient les cordes vocales. Les muscles qui mobilisent les cordes vocales sont innervées par le nerf récurrent qui est une branche du nerf vague. Ce nerf fait partie du système parasympathique (qui joue un rôle dans les fonctions de repos et récupération de l’organisme).

Nous reviendrons sur certains exercices respiratoires qui cherchent à faire « ronronner » les cordes vocales et ont un grand effet calmant.

La trachée

C’est un tuyau cartilagineux composé d’anneaux et qui mène aux bronches

Les bronches

Les bronches forment différents carLes bronchesrefours avant d’arriver aux alvéoles pulmonaires. C’est l’arbre bronchique. Elles sont recouvertes de muqueuse.

L’asthme bronchique est une inflammation des conduits suite à une réaction à différents agents (médicaments, allergies alimentaires, environnement, émotions, etc). Il y a une combinaison de spames musculaires, de gonflements et de sécrétion de mucus qui obstruent la lumière bronchique.

Les poumons

Ce sont des sacs flexibles, limités par les côtes, le diaphragme et les clavicules. Ils enserrent le coeur.

Les plèvres

Ce sont deux tissus qui entourent les poumons de manière étanche

Comment fonctionne la respiration ?

Les alvéoles pulmonaires, tapissées de capillaires sanguins sont le centre des échanges entre les poumons et la circulation sanguine. Il y a600 à 800 millions d’alvéoles ! Différentes substances peuvent traverser les alvéoles et capillaires : bien sûr l’oxygène et le CO², mais aussi les nano particules, l’alcool, …

Le transfert gazeux entre les alvéoles et les capillaires se fait généralement sans difficultés, mais cela peut poser des problèmes chez les personnes qui ont une inflammation pulmonaire. L’échange est plus difficile suite aux sécrétions et aux éventuels durcissements des alvéoles.

Les respirations que nous effectuons au yoga permettent , par leur amplitude, d’entretenir l’élasticité des alvéoles et des capillaires. Une meilleure respiration = une meilleure oxygénation de l’organisme = une meilleure santé.

Les muscles respiratoires doivent sans cesse être stimulé. La respiration est vitale et on a besoin de respirer 24h/24. c’est un des rôles du cortex. Une minuterie est prévue dans notre système nerveux central. Les réglages fins sont effectués au niveau du bulbe rachidien situé au-dessus de la moelle épinière. C’est une véritable tour de contrôle qui gère beaucoup de régulations physiologiques.

La respiration volontaire permet de court-circuiter certains influx automatiques mais pas tous. Il est impossible d’arrêter volontairement sa respiration au-delà d’un certain temps. On peut encore respirer si les centres corticaux sont détruits.

C’est ce qui se passe dans l’apnée du sommeil : le contrôle automatique est perdu mais pas le contrôle volontaire.

Le centre de contrôle respiratoire est divisé en trois :

– le centre des rythmes respiratoires : il règle le rythme de base de la respiration (inspiration sur 2 secondes et expiration pendant 3 secondes. C’est une sorte d’horloge

-le centre de sécurité expiratoire : il prévient l’ouverture trop grande des poumons en inhibant le centre de sécurité inspiratoire

– le centre de sécurité inspiratoire : il stimule les neurones inspirateurs lorsque le centre de sécurité expiratoire est inactif. Il agit comme des agents de polices à un carrefours qui incitent les automobilistes à circuler.

Le centre respiratoire, lié au cortex peut modifier volontairement la respiration , par exemple pour nous éviter de respirer des gaz toxiques ou de l’eau. Mais dès que le taux de CO² dans le sang dépasse un certain seuil, il y a automatiquement une stimulation dans le centre de sécurité inspiratoire.

Le volume courant de la respiration automatique est de 1/2 litre d’air. Nous respirons plus ou moins 15 fois par minute, ce qui nous fait 7,5 litres d’air par minute. 2/3 de l’air inspiré va dans les poumons, et 1/3 est perdu en chemin. Lors d’une inspiration profonde et d’une expiration profonde, on respire environ 5 à 6 litres d’air. Le reste est une réserve résiduelle (les poumons ne sont jamais vides).

La respiration

Que chaque respiration soit une œuvre d’art…

S’il y a bien un aspect de notre corps que nous délaissons volontiers et qui ne fait l’objet que trop rarement de nos pensées, c’est la respiration. Pourtant, on ferait mieux de s’y intéresser un peu plus si l’on désire conserver une bonne santé physique et spirituelle. Voyez donc :

Les poumons sont constitués entre 600 et 800 millions d’alvéoles pulmonaires permettant l’échange gazeux entre l’oxygène et le co². Si on dépliait les poumons, on pourrait couvrir une superficie de plus ou moins 100 m² ! Cela en fait le plus grand organe de contact avec l’extérieure (avant la peau).

Le volume d’air que nous inspirons quotidiennement est cinq fois plus grand que toute la quantité d’aliments solides et liquides ingérée. Au repos, nous respirons entre 12 et 15 fois par minutes, cela fait plus de 20.000 respirations par jour. Nous nous soucions pourtant fort peu de la qualité de l’air que nous respirons et aussi de la qualité de notre respiration.

Qu’on le veuille où non, il n’est pas possible de s’arrêter de respirer. Notre respiration s’effectue la plus part du temps de manière automatique, inconsciente. Elle nous accompagne depuis la 1ier seconde de notre naissance jusqu’à la mort. Vous ne pouvez pas décider d’arrêter définitivement votre respiration. Après un certain seuil de C0² dans le sang, le cerveau déclenchera automatiquement une inspiration La respiration est donc intiment liée à la vie car sans respiration, nous ne pourrions pas vivre.

La fonction première de notre respiration est de permettre l’échange dans le sang de l’oxygène frais et du gaz carbonique . Le sang se charge quant à lui de transporter l’oxygène frais à tous les organes et cellules du corps et à rapatrier vers les poumons les déchets (le gaz carbonique) pour l’évacuer lors de chaque expiration.

La respiration est également très fortement liée à nos émotions. Avez-vous déjà remarqué votre respiration courte, superficielle, saccadée, lorsque vous êtes énervé, tendu ou stressé ? Et comment vous retenez votre respiration lorsque vous êtes en colère ? Au contraire pensez à la libération et à la détente que vous procure un profond soupir .

Selon la légende indienne, chacun reçoit à la naissance un nombre fixe de respiration pour toute la durée de sa vie. En effet, les respirations courtes et rapides, cells qui engendrent les tensions et le stress, favorisent l’accumulation de germes dans les parties basses des poumons et donc un moins bon échange et une moins bonne oxygénation du corps. Des respirations lentes et profondes permettent une oxygénation optimale du corps et contribuent au nettoyage du corps ainsi qu’au massage des organes abdominaux. Voilà que l’on retrouve notre lien entre une vie longue et en bonne santé et l’hygiène des respirations complètes.

Tout cela avait été compris depuis bien longtemps par les anciens qui ont toujours considéré le souffle à un niveau plus subtile. Les philosophes grecs considéraient le souffle à la fois comme l’esprit et la respiration. Le terme « pneuma » avait ce double sens.

Bien évidemment, la respiration est le terrain de prédilection du yoga, qui rappelons le, cherche à relier l’aspect fonctionnel et spirituel des choses. C’est d’autant plus important à notre époque où un fossé se creuse sans cesse entre ces deux aspects, ce qui amènent à confronter et mettre en compétition le corps physique par rapport au spirituel, au lieu de les utiliser comme tremplin l’un pour l’autre.

Le contrôle de la respiration est donc un aspect essentiel de notre pratique de yoga, que cela soit comme un exercice préparatoire à notre spiritualité, ou comme méditation à part entière. Cela suppose évidemment que la fonction de respiration soit parfaitement opérationnelle et entretenue par une parfaite hygiène des voies respiratoires. Les exercices respiratoires peuvent d’ailleurs offrir des possibilités efficaces de traitement de certaines pathologies respiratoires.

Contrôler notre respiration nous permet petit à petit de contrôler notre système nerveux, puis nos pensées. Ainsi des petites exercices qui nous paraissent anodins – la pratique du pranayama- nous permet d’avoir un contrôle de plus en plus grand de toute notre personnalité.

Pour les yogis la respiration est le lien entre le corps et le mental. Une personne qui respire à moitié vit à moitié. Celui qui maîtrise sa respiration maîtrise sa vie.