La Respiration… un peu d’anatomie (suite)

Les poumons n’ont pas de mobilité propre. Il y a toute une série de muscles qui vont permettre aux poumons de se gonfler et se dégonfler selon le principe suivant :

à l’inspiration, les muscles ouvrent la cage thoracique. Cela crée un vide d’air qui peret aux poumons de se remplir. A l’expiration, les muscles inspiratoires se relâchent et les muscles expiratoires font pression sur la cage thoracique, les poumons se vident.

Quels sont donc les principaux muscles respiratoires(sans trop rentrer dans les détails) ?

Le diaphragme

C’est le plus grand muscle du corps. Il est cependant caché et peu de gens le connaisse. Il sépare le tronc en deux partie : la partie thoracique, aérienne, et la partie basse, abdominale. Il a la forme caractéristique d’un dôme. Vous pouvez sans doute le sentir en plaçant les doigts sous les dernières côtes.

Lors de l’inspiration, ce muscle se contracte vers le bas, il exerce ainsi une pression sur les organes abdominaux et fait diminuer la pression : c’est la respiration abdominale, très relaxante. Lors d’une respiration courante, le diaphragme s’abaisse de 1,5 cm plus ou moins. Il peut s’abaisser de plus de 10 cm lors d’une respiration yogique !

Son action est également très importante pour tous les organes abdominaux en exerçant un massage à chaque inspiration. Plus la respiration est profonde et lente, plus les organes sont massés et maintenus en bonne santé. Et voilà un lien entre respiration complète et système digestif en parfait état .

Les intercostaux

Biens connus des mangeurs de viande, on les appelle « les spareribs ». Il y a des muscles internes (muscles expirateurs) et externes (muscles inspirateurs). Ces muscles interviennent dans le 2ième niveau de la respiration yogique : la respiration thoracique, en ouvrant au maximum la cage thoracique.

C’est le troisième niveau de notre respiration yogique : la respiration claviculaire.

Les muscles accessoires

Il s’agit notamment de différents muscles du cou , comme les scalènes et les sterno-cléido-mastoïdiens qui permettent, outre de fléchir et tourner la tête, l’élévation de la cage thoracique et des clavicules. comme un entonnoir, au croisement des voies aériennes et digestives. Il sert de conduit pour l’air et la nourriture et aussi de caisse de résonance pour la voix.

La respiration complète est donc une respiration abdominale, suivie par une respiration costale et claviculaire. Elle mobilise tous les muscles respiratoires. Elle a pour effet d’augmenter considérablement la qualité de la respiration et donc des échanges gazeux. La meilleure oxygénation des cellules entraîne une plus grande vitalité, de l’énergie, une bonne santé. La respiration yogique calme également notre mental et nous apporte des pensées plus claires.

La Respiration… un peu d’anatomie

La respiration générale alimente la respiration cellulaire. Chaque cellule a besoin de capter l’oxygène et rejette du CO² pour entretenir leur cycle de production d’énergie. L’oxygène et le CO² sont véhiculés dans tout l’organisme par le sang. La contraction du coeur permet au sang de circuler dans tout l’organisme avec sa cargaison d’oxygène frais, puis lorsqu’il revient avec sa cargaison de CO², les contraction du coeur l’expulse vers les poumons.

Quels sont les organes qui interviennent dans la respiration ?

Le nez

Le nez comprend une partie externe composée de cartilage (les narines, les ailes du nez, la cloison nasale) et une partie interne osseuse. Traditionnellement, c’est à la frontière du nez inter et et externe que l’on place les doigts pour les respirations alternées.

Le nez sert de filtre à poussière, il réchauffe et humidifie l’air. Il sert bien sûr à sentir, et est une caisse de résonance pour les vibrations (voyez comme vous « parlez du nez » lorsque vous avez le nez bouché).

Les sinus

Ce sont des cavités reliées aux fosses nasales. Elles servent de caisse de résonance pour la voix

Le pharynx

Il agit comme un entonnoir, au croisement des voies aériennes et digestives. Il sert de conduit pour l’air et la nourriture et aussi de caisse de résonance pour la voix.

Le larynx

C’est une sorte de colonne qui contient les cordes vocales. Les muscles qui mobilisent les cordes vocales sont innervées par le nerf récurrent qui est une branche du nerf vague. Ce nerf fait partie du système parasympathique (qui joue un rôle dans les fonctions de repos et récupération de l’organisme).

Nous reviendrons sur certains exercices respiratoires qui cherchent à faire « ronronner » les cordes vocales et ont un grand effet calmant.

La trachée

C’est un tuyau cartilagineux composé d’anneaux et qui mène aux bronches

Les bronches

Les bronches forment différents carLes bronchesrefours avant d’arriver aux alvéoles pulmonaires. C’est l’arbre bronchique. Elles sont recouvertes de muqueuse.

L’asthme bronchique est une inflammation des conduits suite à une réaction à différents agents (médicaments, allergies alimentaires, environnement, émotions, etc). Il y a une combinaison de spames musculaires, de gonflements et de sécrétion de mucus qui obstruent la lumière bronchique.

Les poumons

Ce sont des sacs flexibles, limités par les côtes, le diaphragme et les clavicules. Ils enserrent le coeur.

Les plèvres

Ce sont deux tissus qui entourent les poumons de manière étanche

Comment fonctionne la respiration ?

Les alvéoles pulmonaires, tapissées de capillaires sanguins sont le centre des échanges entre les poumons et la circulation sanguine. Il y a600 à 800 millions d’alvéoles ! Différentes substances peuvent traverser les alvéoles et capillaires : bien sûr l’oxygène et le CO², mais aussi les nano particules, l’alcool, …

Le transfert gazeux entre les alvéoles et les capillaires se fait généralement sans difficultés, mais cela peut poser des problèmes chez les personnes qui ont une inflammation pulmonaire. L’échange est plus difficile suite aux sécrétions et aux éventuels durcissements des alvéoles.

Les respirations que nous effectuons au yoga permettent , par leur amplitude, d’entretenir l’élasticité des alvéoles et des capillaires. Une meilleure respiration = une meilleure oxygénation de l’organisme = une meilleure santé.

Les muscles respiratoires doivent sans cesse être stimulé. La respiration est vitale et on a besoin de respirer 24h/24. c’est un des rôles du cortex. Une minuterie est prévue dans notre système nerveux central. Les réglages fins sont effectués au niveau du bulbe rachidien situé au-dessus de la moelle épinière. C’est une véritable tour de contrôle qui gère beaucoup de régulations physiologiques.

La respiration volontaire permet de court-circuiter certains influx automatiques mais pas tous. Il est impossible d’arrêter volontairement sa respiration au-delà d’un certain temps. On peut encore respirer si les centres corticaux sont détruits.

C’est ce qui se passe dans l’apnée du sommeil : le contrôle automatique est perdu mais pas le contrôle volontaire.

Le centre de contrôle respiratoire est divisé en trois :

– le centre des rythmes respiratoires : il règle le rythme de base de la respiration (inspiration sur 2 secondes et expiration pendant 3 secondes. C’est une sorte d’horloge

-le centre de sécurité expiratoire : il prévient l’ouverture trop grande des poumons en inhibant le centre de sécurité inspiratoire

– le centre de sécurité inspiratoire : il stimule les neurones inspirateurs lorsque le centre de sécurité expiratoire est inactif. Il agit comme des agents de polices à un carrefours qui incitent les automobilistes à circuler.

Le centre respiratoire, lié au cortex peut modifier volontairement la respiration , par exemple pour nous éviter de respirer des gaz toxiques ou de l’eau. Mais dès que le taux de CO² dans le sang dépasse un certain seuil, il y a automatiquement une stimulation dans le centre de sécurité inspiratoire.

Le volume courant de la respiration automatique est de 1/2 litre d’air. Nous respirons plus ou moins 15 fois par minute, ce qui nous fait 7,5 litres d’air par minute. 2/3 de l’air inspiré va dans les poumons, et 1/3 est perdu en chemin. Lors d’une inspiration profonde et d’une expiration profonde, on respire environ 5 à 6 litres d’air. Le reste est une réserve résiduelle (les poumons ne sont jamais vides).