OM – ॐ

Pourquoi chantons-nous « OM » au début et à la fin d’un cours de Yoga ?

Voilà une pratique qui distincte un cours de yoga de n’importe quelle autre discipline, souvent source d’une grande appréhension (voir de rejet) de la part des adeptes débutants occidentaux.

Certains y voient une pratique religieuse , ce qui peut les mettre mal à l’aise et lui refuse toute considération. D’autres n’y voient qu’une superstition sans intérêt. Certains sont intimidés et n’ont pas envie de chanter devant tout le monde.

En Inde, le son OM est sacré. Il est partout. C’est le symbole du verbe primordial, par lequel les mondes ont été créés, racine de tout langage. Loin d’être une pratique absurde ou vaine, le prononcer régulièrement procure de nombreux bienfaits, tant sur le plan physique que mental. Il a toute sa place dans notre pratique yogique.

Comment émettre ce son ?

C’est un son très simple, un mantra composé d’une seule syllabe. En position couchée ou assise, inspirez calmement et profondément . Expirez en freinant légèrement la sortie de l’air afin de faire vibrer les cordes vocales en A…U (qui se prononce comme un O) jusqu’à ce que les poumons soient complètement vides. Le son doit être aussi grave et uniforme que possible. A la fin de l’expiration, fermer la bouche et contracter les abdominaux pour exhaler les derniers restent d’air en émettant le son « m » musé, qui résonne dans le crâne.

Quels sont ses effets ?

La vibration.

Le son AU fait vibrer toute la cage thoracique. La vibration se propage à l’air contenu dans les poumons, entrainant ainsi la vibration des alévoles pulmonaires pour un meilleur échange gazeux. Cette vibration a des effets marqués également sur les glandes endocrines, chargées de libérer les hormones dans le sang. Il s’agit en fait d’un auto-massage vibratoire des glandes et des organes profonds, jusqu’aux cellules nerveuses. Le nerf vague et sympatique sont également impactés, provoquant un relâchement de la musculature de l’appareil respiratoire. La respiration devient plus profonde, source d’un plus grand apport en oxygène à l’organisme.

Au fur et à mesure de la pratique (régulière), la joie de vivre, la concentration s’amérliorent. Le psychisme s’équilibre.

– Contrôle de la respiration

Vous ne pourrez émettre un son uniforme qu’avec le contrôle et le relâchement des muscles respiratoires. A l’inverse une contraction au niveau de la gorge ou des muscles de la cage thoracique provoquera un son saccadé. Un son continu et sans à coups indique un contrôle et un relâchement parfait, soit l’élimination de toutes les contractures inconscientes et la certitude d’obtenir ensuite une inspiration souple et profonde.

– Contrôle sur le mental

Notre mental occidental est fort intellectualisé. Nous formons sans cesse des mots , des phrases, au détriment de l’image mentale. Or le pouvoir de visualiser une image, sans mots est très important pour le contrôle du mental car une image est dynamique.

Pendant l’émission du son « AU », portez votre attention sur la vibration et le son. Vous constaterez très vite qu’il occupe toute votre conscience, empêchant ainsi la formation de mots dans votre mental.

En pratiquant de la sorte vous améliorez votre concentration. C’est aussi un moyen excellent et rapide de retrouver le calme après une journée agitée et stressante. Vous ressentirez le calme et la paix dans votre mental.

Alors, n’hésitons pas à pratiquer Om à chaque début et fin de séance . Cela donne un aspect sacré à notre pratique, permettant de nous relier à l’Univers. En groupe, nous accordons ainsi nos propres vibrations avec celles des autres adpetes. Cela donne une unité avec les autres, avec la classe toute entière.

Concentrez simplement votre mental sur ce son agréable, sans vous préocuper de son symbolisme, sans l’intellectualiser Il ne doit rien exprimer. Laissez le simplement agir sur votre inconscient.

Bonne pratique.

Le temps

Le temps est un concept qui est au coeur de notre société occidentale. On est toujours pressé et on court sans cesse d’un endroit à un autre, d’une idée à une autre. On veut « gagner du temps » car le « temps c’est de l’argent ». Toute notre activité quotidienne est continuellement chronométrée pour améliorée notre performance, en faire le maximum sur une journée. Au travail, chaque petite tâche, chaque petite séquence est décrite en fonction du temps qu’il faut pour accomplir la tâche : « il faut 2 minutes pur accomplir tel chose, 5 min pour cette autre tâche ». Et pas question de mettre plus de temps pour accomplir la dite tâche.

Résultat : on se dépêche, notre objectif principal est de respecter le délai imparti, on devient stressé. Et au final, il n’y a pas de qualité mais de la quantité. Personne n’est satisfait.

Combien de fois par jour disons-nous la phrase « je n’ai pas le temps » ? Mais en disant cela, n’est pas utiliser le temps comme prétexte, comme bouc émissaire ? Je n’ai pas le temps, cela veut dire que ce n’est pas de ma faute, ce n’est pas ma responsabilité. Ne peut -on pas modifier le concept que l’on a du temps, car on le voit bien ce concept nous met des bâtons dans les roues. Que ce passe-t-il si je disais plutôt : « je n’ai pas eu l’intention de faire cela  » ?

Le concept de temps nous renvoit à la mythologie grecque et au dieu Cronos, le dieu du Temps. La prophétie voulait qu’un jour, un de ses enfants prendrait sa place et le détrônerait. Afin d’éviter la réalisation de cette prophétie, il engloutissait chacun de ses enfants. Mais lorsque naquit, on le substitua par une pierre et Cronos engloutit la pierre sans s’en rendre compte. Le moment voulu, Zeus renversa son père. On obligea Cronos a recracher ses enfants.

Ainsi, notre vie quotidienne est une « course contre la montre » pour nous protéger de Cronos, le temps qui dévore tout.

Il existe pourtant un autre dieu grec pour le temps, bien moins connu. Je veux parler de Kairos. Il est représenté par un jeune homme ailé. Mais sa caractéristique principale est de n’avoir aucun cheveux, sauf une longue touffe de cheveux sur le sommet du crâne. Lorsqu’il passe près de nous , nous pouvons adopter trois attitudes :

-ne pas le voir

– le voir, mais ne rien faire

– allonger le bras et saisir la touffe de cheveux.

Car Kairos, c’est le dieu de l’instant, du moment opportun. Cela nous ramène au yoga. Le yoga nous invite à être sensible à Kairos et à saisir les opportunités qui se présentent. Y compris la maladie.

Nous pouvons ainsi remplacer notre concept habituel du temps et mettre à la place quelque chose de réel : comment les choses se transforment , comment mon corps, mon psychisme, se transforment? C’est bien là le coeur du yoga, qui étudie ces transformations (alors que le temps, c’est toujours la même chose, c’est à dire le présent).

Tout se transforme en permanence. Spontanément. Mais je peux aussi orienter la transformation (comment lorsque je taille un arbre pour en améliorer la production de fruits ou de fleurs).

Vers quelle transformation vais-je ? Avec quelle intention ? Puis-je redéfinir mon intention de transformation ?

Chaque transformation part toujours d’une toute petite chose. En fonction de notre intention de transformation, recherchons cette toute petite chose, cette petite séquence qui nous permet d’être au coeur, à l’essence de cette chose.

La répétition de cette petite séquence de transformation me permettra ensuite d’orienter mon devenir.

Avec cette approche yogique, le temps n’est plus un obstacle. Car peu importe le temps que ma transformation prendra, j’ai la certitude qu’elle aboutira, pour autant que mon intention de départ est vlaire et bien définie.

La respiration complète – techniques.

La maladie n’est pas une fatalité. Généralement, pour rester en bonne santé, nous nous préoccupons, de faire du sport, de manger correctement et sainement, ne pas boire à outrance ni fumer, etc. Mais nous oublions systématiquement notre nourriture essentielle, sans la qu’elle nous ne pourrions vivre : respirer.

Une respiration complète permet un bon échange gazeux (alimentation en oxygène frais – rejet du co² et des toxines) ce qui a pour effet une alimentation optimale de toutes nos cellules leur permettant ainsi d’avoir un bon métabolisme. Lorsque nos cellules sont en bonne santé, notre corps l’est également. En outre, la respiration complète nous permet de gérer nos émotions. Ne dit-on pas de quelqu’un sujet à une émotion forte : « il en a le souffle coupé ». ? Au contraire, lorsque l’on est détendu, notre respiration s’allonge.

Les yogis l’on bien compris depuis longtemps. Ainsi, même lorsqu’ils sont soumis à un stress, une émotion négative, le contrôle de la respiration leur permet de respirer comme s’ils étaient calmes et détendus, ce qui à pour effet de faire disparaître l’émotion négative.

L’homme qui respire lentement est assuré d’une longue vie. Alors comment pratiquer ?

La respiration yogique complète devrait constituer un élément essentiel de notre pratique, tant pendant les séances d’asanas (comme au cours par exemple), mais à chaque occasion : lors d’une promenade, au travail (entre 2 dossiers ou 2 clients, ou pendant que l’on va à la machine à café), en voiture, etc. Essayons de penser le plus souvent possible à notre respiration..

Plusieurs techniques sont possibles. Généralement, lorsque l’on pense à respirer, on pense « inspiration ». Or, il est important pour chaque technique de bien expirer au préalable, afin de permettre l’entrée d’un plus grand volume d’air frais, et aussi afin de ne pas laisser accumuler l’air vicié dans l’organisme. La base d’une bonne respiration, c’est une bonne expiration.

La respiration passive en un temps

Il suffit , lors de l’expiration, de se laisser aller et de bien relâcher. On prolonge la fin de l’expiration par une petite rétention à poumon vide avant d’inspirer à nouveau. C’est la respiration du « soupir » . Faites quelques soupirs en suivant, et vous verrez l’effet calmant immédiat.

Avec un peu d’entraînement, vous pouvez contrôler les soupirs pour les faire durer un peu plus longtemps et ainsi prolonger l’effet relaxant.

c’est aussi une bonne technique pour s’endormir plus rapidement .

La respiration passive en deux temps

Même technique que si dessus, mais en fin d’expiration, on contracte légèrement la sangle abdominale (on rentre le ventre) pour bien vider les poumons. L’air vicié est mieux évacué et par voie de conséquence, l’inspiration plus profonde. Cette technique est donc plus efficace. On peut la pratiquer tout le temps,, sauf pour la relaxation.

L’expiration yogique en 3 temps.

C’est la technique que l’on utilise lorsque on parle de respiration yogique complète. Comme pour l’inspiration complète, on expire en 3 temps : on contracte d’abords la sangle abdominale, puis les muscles intercostaux nous permettent de rétrécir le volume du thorax et enfin on peut encore abaisser le haut du thorax.

L’expiration yogique en 4 temps.

Même en utilisant la respiration complète en 3 temps, il reste encore une certaine quantité d’air dans les poumons. On peut donc encore les vider en peu plus en ajoutant une 4ième étape : en fin d’expiration, contractons de nouveau la sangle abdominale en rentrant bien le ventre.

Vous pouvez aussi appliquer d’autres techniques simples et gratuites vous permettant d’expirer le plus possible et donc d’améliorer votre respiration :

Bailler

Ouvrez largement la machoire, inspirer profondément par la bouche et retenez votre souffle pendant quelques secondes, étirez vous et …vider les poumons dans un large soupir.

Rire

Le rire est un excellent moyen d’assouplir les poumons, débloquer le diaphragme et masser le plexus solaire (zone autour du nombril) ce qui a pour effet de décongestionné cette zone et réduit l’anxiété. Et puis cela rend heureux …

Souffler une bougie

Pour améliorer votre souffle , entraînez vous à soufflez une bougie :

Faite une moue trsè serrée avec les lèvres pour retenir l’air le plus longtemps possible et souffler sur la bougie. Il ne s’agit pas d’éteindre la flamme mais de la faire incliner légèrement et régulièrement, le plus longtemps possible. Idéalement, la flamme s’incline mais ne vacille pas.

Ôm

C’est le même principe qu’avec la flamme de la bougie, sauf que l’on émet le son ôm à haute voix. Contrôlez votre expiration pour émettre un son uniforme qui fera vibrer votre palais et même votre thorax. Réservez la moitié de l’air pour le « ô » et l’autre moitié pour « m ». Comme puir la bougie, il faut tenir le plus longtemps possible avec une quantité d’air minimum.

Le ôm nous permet de contrôler toute la musculature de l’appareil respiratoire, il fait fibrer les alvéoles pulmonaires, les rendant plus réceptives à l’oxygène, et il apaise et concentre notre mental.

Pour conclure, pensez chaque jour à expirez le plus souvent possible. Cela ne coûte rien, on peut le faire à n’importe quel moment et endroit. Les résultats, bluffants, se feront vites sentir…

Namasté

Pascal

La Respiration… un peu d’anatomie (suite)

Les poumons n’ont pas de mobilité propre. Il y a toute une série de muscles qui vont permettre aux poumons de se gonfler et se dégonfler selon le principe suivant :

à l’inspiration, les muscles ouvrent la cage thoracique. Cela crée un vide d’air qui peret aux poumons de se remplir. A l’expiration, les muscles inspiratoires se relâchent et les muscles expiratoires font pression sur la cage thoracique, les poumons se vident.

Quels sont donc les principaux muscles respiratoires(sans trop rentrer dans les détails) ?

Le diaphragme

C’est le plus grand muscle du corps. Il est cependant caché et peu de gens le connaisse. Il sépare le tronc en deux partie : la partie thoracique, aérienne, et la partie basse, abdominale. Il a la forme caractéristique d’un dôme. Vous pouvez sans doute le sentir en plaçant les doigts sous les dernières côtes.

Lors de l’inspiration, ce muscle se contracte vers le bas, il exerce ainsi une pression sur les organes abdominaux et fait diminuer la pression : c’est la respiration abdominale, très relaxante. Lors d’une respiration courante, le diaphragme s’abaisse de 1,5 cm plus ou moins. Il peut s’abaisser de plus de 10 cm lors d’une respiration yogique !

Son action est également très importante pour tous les organes abdominaux en exerçant un massage à chaque inspiration. Plus la respiration est profonde et lente, plus les organes sont massés et maintenus en bonne santé. Et voilà un lien entre respiration complète et système digestif en parfait état .

Les intercostaux

Biens connus des mangeurs de viande, on les appelle « les spareribs ». Il y a des muscles internes (muscles expirateurs) et externes (muscles inspirateurs). Ces muscles interviennent dans le 2ième niveau de la respiration yogique : la respiration thoracique, en ouvrant au maximum la cage thoracique.

C’est le troisième niveau de notre respiration yogique : la respiration claviculaire.

Les muscles accessoires

Il s’agit notamment de différents muscles du cou , comme les scalènes et les sterno-cléido-mastoïdiens qui permettent, outre de fléchir et tourner la tête, l’élévation de la cage thoracique et des clavicules. comme un entonnoir, au croisement des voies aériennes et digestives. Il sert de conduit pour l’air et la nourriture et aussi de caisse de résonance pour la voix.

La respiration complète est donc une respiration abdominale, suivie par une respiration costale et claviculaire. Elle mobilise tous les muscles respiratoires. Elle a pour effet d’augmenter considérablement la qualité de la respiration et donc des échanges gazeux. La meilleure oxygénation des cellules entraîne une plus grande vitalité, de l’énergie, une bonne santé. La respiration yogique calme également notre mental et nous apporte des pensées plus claires.

La Respiration… un peu d’anatomie

La respiration générale alimente la respiration cellulaire. Chaque cellule a besoin de capter l’oxygène et rejette du CO² pour entretenir leur cycle de production d’énergie. L’oxygène et le CO² sont véhiculés dans tout l’organisme par le sang. La contraction du coeur permet au sang de circuler dans tout l’organisme avec sa cargaison d’oxygène frais, puis lorsqu’il revient avec sa cargaison de CO², les contraction du coeur l’expulse vers les poumons.

Quels sont les organes qui interviennent dans la respiration ?

Le nez

Le nez comprend une partie externe composée de cartilage (les narines, les ailes du nez, la cloison nasale) et une partie interne osseuse. Traditionnellement, c’est à la frontière du nez inter et et externe que l’on place les doigts pour les respirations alternées.

Le nez sert de filtre à poussière, il réchauffe et humidifie l’air. Il sert bien sûr à sentir, et est une caisse de résonance pour les vibrations (voyez comme vous « parlez du nez » lorsque vous avez le nez bouché).

Les sinus

Ce sont des cavités reliées aux fosses nasales. Elles servent de caisse de résonance pour la voix

Le pharynx

Il agit comme un entonnoir, au croisement des voies aériennes et digestives. Il sert de conduit pour l’air et la nourriture et aussi de caisse de résonance pour la voix.

Le larynx

C’est une sorte de colonne qui contient les cordes vocales. Les muscles qui mobilisent les cordes vocales sont innervées par le nerf récurrent qui est une branche du nerf vague. Ce nerf fait partie du système parasympathique (qui joue un rôle dans les fonctions de repos et récupération de l’organisme).

Nous reviendrons sur certains exercices respiratoires qui cherchent à faire « ronronner » les cordes vocales et ont un grand effet calmant.

La trachée

C’est un tuyau cartilagineux composé d’anneaux et qui mène aux bronches

Les bronches

Les bronches forment différents carLes bronchesrefours avant d’arriver aux alvéoles pulmonaires. C’est l’arbre bronchique. Elles sont recouvertes de muqueuse.

L’asthme bronchique est une inflammation des conduits suite à une réaction à différents agents (médicaments, allergies alimentaires, environnement, émotions, etc). Il y a une combinaison de spames musculaires, de gonflements et de sécrétion de mucus qui obstruent la lumière bronchique.

Les poumons

Ce sont des sacs flexibles, limités par les côtes, le diaphragme et les clavicules. Ils enserrent le coeur.

Les plèvres

Ce sont deux tissus qui entourent les poumons de manière étanche

Comment fonctionne la respiration ?

Les alvéoles pulmonaires, tapissées de capillaires sanguins sont le centre des échanges entre les poumons et la circulation sanguine. Il y a600 à 800 millions d’alvéoles ! Différentes substances peuvent traverser les alvéoles et capillaires : bien sûr l’oxygène et le CO², mais aussi les nano particules, l’alcool, …

Le transfert gazeux entre les alvéoles et les capillaires se fait généralement sans difficultés, mais cela peut poser des problèmes chez les personnes qui ont une inflammation pulmonaire. L’échange est plus difficile suite aux sécrétions et aux éventuels durcissements des alvéoles.

Les respirations que nous effectuons au yoga permettent , par leur amplitude, d’entretenir l’élasticité des alvéoles et des capillaires. Une meilleure respiration = une meilleure oxygénation de l’organisme = une meilleure santé.

Les muscles respiratoires doivent sans cesse être stimulé. La respiration est vitale et on a besoin de respirer 24h/24. c’est un des rôles du cortex. Une minuterie est prévue dans notre système nerveux central. Les réglages fins sont effectués au niveau du bulbe rachidien situé au-dessus de la moelle épinière. C’est une véritable tour de contrôle qui gère beaucoup de régulations physiologiques.

La respiration volontaire permet de court-circuiter certains influx automatiques mais pas tous. Il est impossible d’arrêter volontairement sa respiration au-delà d’un certain temps. On peut encore respirer si les centres corticaux sont détruits.

C’est ce qui se passe dans l’apnée du sommeil : le contrôle automatique est perdu mais pas le contrôle volontaire.

Le centre de contrôle respiratoire est divisé en trois :

– le centre des rythmes respiratoires : il règle le rythme de base de la respiration (inspiration sur 2 secondes et expiration pendant 3 secondes. C’est une sorte d’horloge

-le centre de sécurité expiratoire : il prévient l’ouverture trop grande des poumons en inhibant le centre de sécurité inspiratoire

– le centre de sécurité inspiratoire : il stimule les neurones inspirateurs lorsque le centre de sécurité expiratoire est inactif. Il agit comme des agents de polices à un carrefours qui incitent les automobilistes à circuler.

Le centre respiratoire, lié au cortex peut modifier volontairement la respiration , par exemple pour nous éviter de respirer des gaz toxiques ou de l’eau. Mais dès que le taux de CO² dans le sang dépasse un certain seuil, il y a automatiquement une stimulation dans le centre de sécurité inspiratoire.

Le volume courant de la respiration automatique est de 1/2 litre d’air. Nous respirons plus ou moins 15 fois par minute, ce qui nous fait 7,5 litres d’air par minute. 2/3 de l’air inspiré va dans les poumons, et 1/3 est perdu en chemin. Lors d’une inspiration profonde et d’une expiration profonde, on respire environ 5 à 6 litres d’air. Le reste est une réserve résiduelle (les poumons ne sont jamais vides).

Lâcher-prise

Le stress serait la maladie du siècle. Notre vie moderne trépidante en serait la cause. Les psychologues distinguent le bon stress et le mauvais stress, selon qu’il nous stimule (un nouveau challenge par exemple) ou nous crée de l’anxiété (un événement ou une émotion déplaisante).

Pourtant le stress fait partie de la vie. Dans les temps anciens, il était même nécessaire à notre survie. En effet, le stress est une réponse du corps et du mental face à un danger grave ; un danger qui menace directement notre vie. Face à un tel danger, toutes sortes de réactions chimiques et métaboliques se mettent en place grâce au système sympathique pour donner une réponse adéquate face à ce danger. En principe il n’y a que 2 réactions possibles : combattre ou fuir. . Tout cela demande beaucoup d’énergie et le corps a évidemment besoin de récupérer et de se reposer une fois le danger passé.

Mais que ce passe t-il alors dans nos sociétés , où nous ne sommes, à de rares exceptions, plus jamais confrontés à un danger mortel ? Chaque petit désagrément de la vie de tous les jours se transforme en source de « danger », engendrant les différentes réactions en chaîne du stress. Nous voilà en mode « stress permanent ». Comme il s’agit de stress causé par des petites choses à priori anodines, on ne se rend pas toujours compte immédiatement de notre état de stress. Et puis, cela devient une habitude, donc quelque chose de normal.

Mais cela à un prix pour notre corps et notre mental : l’épuisement. Nous n’avons pas l’habitude de nous mettre au repos. Voyez comment votre agenda est toujours surchargé, car il n’est pas concevable de prévoir une pause dans notre journée, il nous faut toujours plus et toujours mieux rentabiliser notre temps. Tout cela épuise notre corps et notre mental. Nous avons besoin de recharger notre système sympathique pour qu’il soit opérationnel au moment voulu.

Le yoga peut nous apporter une réponse en nous apprenant à nous détacher des choses. Prenons conscience que tout l’univers fonctionne par cycle. Nous aussi, avons besoin d’un temps pour travailler, un temps pour nous divertir, et un temps pour nous reposer. Prenons conscience également de l’impermanence des choses matérielles, pour mieux nous en détacher, pour ne pas nous y attacher désespérément.

Alors prenons le temps de faire une pause, régulièrement et pratiquons la relaxation. Se relaxer ne veut pas dire ne rien faire , ni s’endormir. Il est important de rester conscient pendant toute la durée de la relaxation. C’est un moment pour prendre conscience des différentes tensions présentent dans notre corps, nos muscles, notre esprit. On peut les observer, comme un observateur extérieur, sans chercher à s’y identifier. C’est en prenant conscience qu’on pourra se relâcher vraiment. Relâcher nos muscles leur permets de se reposer, de récupérer, afin d’être en état de marche optimal au moment où on les solliciteras. Observer également pendant votre relaxation le flux de votre respiration. Voyez si votre respiration est régulière et profonde.

Vous pouvez pratiquez la relaxation le plus souvent possible. Même une relaxation éclaire et bénéfique. Pratiquez au bureau, entre 2 dossiers ou entre 2 clients, en voiture, lorsque vous êtes au feu rouge, au magasin lorsque vous êtes dans la file des caisses, etc, etc. Inspirez et expirez profondément, relâchez les tensions dans vos muscles et voyez comment vous déborderez toujours d’une énergie calme et paisible en toute circonstance.

Conserver la santé grâce au yoga

C’est la nouvelle année et la période des bonnes résolutions. Faire du sport en fait partie. De nos jours, tout le monde à entendu parler du yoga. Cette discipline est devenue populaire et s’inscrire à un cours de yoga fait partie des bonnes résolutions de début d’année. Le yoga est en occident souvent assimilé à de la gymnastique douce, une méthode anti-stress, un programme de remise en forme qui nous permettra de rester en bonne santé. De plus en plus de médecins recommandent le yoga à leurs patients comme médecine alternative douce et sans danger, pour atténuer le stress, régler les problèmes de dos, d’articulations ou autres affections.

Bien que le yoga inclus des exercices physique, il est bien plus que cela. Dans la culture occidentale, les vies sont compartimentées. Un exemple parmi d’autres est la séparation entre le travail et la vie de famille. Beaucoup de personnes négligent le corps pour réussir dans la vie, ou s’adonnent à des efforts physiques intenses jusqu’à se blesser, car l’on considère le corps séparément de l’esprit.

Les conséquences sont souvent un excès de stress, une incapacité à affronter les épreuves de la vie. On est déconnecté du monde. On a du mal également à affronter nos propres émotions qui sont souvent refoulées. Elles peuvent alors ressortir plus tard de manière parfois violente.

Le yoga considère au contraire le corps et l’esprit comme un tout indissociable. L’idée est de trouver l’équilibre en toute chose, équilibrer le corps et l’esprit, prendre conscience de son corps, de son mental, de ses émotions, prendre conscience que l’on fait partie d’un tout plus grand que notre personne. Une personne équilibrée fait preuve de beaucoup de bon sens, de calme et de joie de vivre. C’est cela que le yoga peut nous apporter. La pratique du yoga nous enseigne comment manger, dormir, se comporter avec les autres …Pratiquer le yoga comme style de vie nécessite quelques petits ajustements dans votre vie, dans l’organisation de votre journée. Ces ajustements se feront naturellement lorsque vous serez prêts, lorsque vous commencerez à ressentir les effets durables et que la pratique quotidienne fera partie de votre hygiène de vie.

Cela demande un peu d’effort. C’est parfois difficile dans nos sociétés où l’on est habitué à la facilité, à avoir tout et tout de suite. Il est plus facile de prendre quelques médicaments ou de s’en remettre à l’avis de son médecin. Mais un remède soigne les symptômes, rarement la cause situé le plus souvent dans le mental, le mode de vie. Le yoga vous offre la possibilité de prendre le contrôle sur votre santé de manière active en jouant la carte de la prévention. Être en bonne santé ne signifie pas seulement avoir un corps qui fonctionne parfaitement, il faut aussi que l’esprit fonctionne correctement et soit équilibré.

Vous ne pourrez pas être en bonne santé si vous mangez mal, si vous avez une attitude détestable. Vos résultats dépendront grandement de votre implication et de votre détermination. Chaque être humain est potentiellement capable d’accomplir tout ce que les grands Maîtres Yogis ont accomplis. La pratique régulière permettra d’équilibrer tout votre être. C’est cette harmonie qui fera que tout fonctionne bien. C’est grâce à cette harmonie que vous pourrez être en bonne santé et finalement être heureux dans votre vie.

Bonne pratique