La méditation (5 )

Yoga chitta vritti nirodha, ainsi commence le fameux traité de celui qui nous a légué le yoga, Patanjali. Que l’on peut traduire par : « le yoga c’est restreindre les fluctuations (tourbillons) de la substance mentale ».

Le mot « restreindre » a toute son importance car il suppose un contrôle et non pas suspendre ou supprimer. On parle aussi de « substance mentale » ce qui laisse entendre que notre mental est matériel, au même titre que nos 5 sens. On dit que c’est un instrument, au service de la Conscience.

Les yogis indiens expliquent très bien tout cela par des images. Ainsi, notre substance mentale, c’est la surface de l’océan. Cette surface est régulièrement modifiée par des vagues et des tourbillons. Or ce sont des influences extérieures qui causent ces vagues et tourbillons – en l’occurrence le vent et les courants. Mais le relief et obstacles sur le fonds marin (nos traumatismes) et les courants en profondeur (nos tendances profondes) influencent également les vagues à la surface. L’océan tout entier peut ainsi être comparé à note mental , soit l’inconscient (les profondeurs) et la surface (la substance mentale). Ces 2 parties déterminent notre comportement.

Mais pour le marin qui navigue sur l’océan, seule la surface s’impose à sa vue.

Notre mental est fort agité car il est le point de rencontre de 2 univers ; le monde intérieur et le monde extérieur qui l’entoure. Or toutes ces images qui apparaissent constamment dans notre mental sont involontaires, puisque , on l’a vu , elles proviennent d’une part de notre inconscient et d’autre part des circonstances extérieures.

C’est là qu’intervient le yoga : comment dans un premier temps, calmer toute l’agitation mentale de surface ( par les postures, les exercices de respirations puis de concentration) pour choisir ensuite des images adéquates qui permettront d’agir directement sur l’inconscient et le restructurer, le reprogrammer. Plus l’image sera nette et maintenue longtemps, plus les effets seront puissants.

Attention donc aux choix des images, qui peuvent créer des modifications pour le bien ou pour le mal …

Voilà résumé ainsi toute l’importance que la méditation peut prendre au cours d’une vie.

Namasté

Le temps

Le temps est un concept qui est au coeur de notre société occidentale. On est toujours pressé et on court sans cesse d’un endroit à un autre, d’une idée à une autre. On veut « gagner du temps » car le « temps c’est de l’argent ». Toute notre activité quotidienne est continuellement chronométrée pour améliorée notre performance, en faire le maximum sur une journée. Au travail, chaque petite tâche, chaque petite séquence est décrite en fonction du temps qu’il faut pour accomplir la tâche : « il faut 2 minutes pur accomplir tel chose, 5 min pour cette autre tâche ». Et pas question de mettre plus de temps pour accomplir la dite tâche.

Résultat : on se dépêche, notre objectif principal est de respecter le délai imparti, on devient stressé. Et au final, il n’y a pas de qualité mais de la quantité. Personne n’est satisfait.

Combien de fois par jour disons-nous la phrase « je n’ai pas le temps » ? Mais en disant cela, n’est pas utiliser le temps comme prétexte, comme bouc émissaire ? Je n’ai pas le temps, cela veut dire que ce n’est pas de ma faute, ce n’est pas ma responsabilité. Ne peut -on pas modifier le concept que l’on a du temps, car on le voit bien ce concept nous met des bâtons dans les roues. Que ce passe-t-il si je disais plutôt : « je n’ai pas eu l’intention de faire cela  » ?

Le concept de temps nous renvoit à la mythologie grecque et au dieu Cronos, le dieu du Temps. La prophétie voulait qu’un jour, un de ses enfants prendrait sa place et le détrônerait. Afin d’éviter la réalisation de cette prophétie, il engloutissait chacun de ses enfants. Mais lorsque naquit, on le substitua par une pierre et Cronos engloutit la pierre sans s’en rendre compte. Le moment voulu, Zeus renversa son père. On obligea Cronos a recracher ses enfants.

Ainsi, notre vie quotidienne est une « course contre la montre » pour nous protéger de Cronos, le temps qui dévore tout.

Il existe pourtant un autre dieu grec pour le temps, bien moins connu. Je veux parler de Kairos. Il est représenté par un jeune homme ailé. Mais sa caractéristique principale est de n’avoir aucun cheveux, sauf une longue touffe de cheveux sur le sommet du crâne. Lorsqu’il passe près de nous , nous pouvons adopter trois attitudes :

-ne pas le voir

– le voir, mais ne rien faire

– allonger le bras et saisir la touffe de cheveux.

Car Kairos, c’est le dieu de l’instant, du moment opportun. Cela nous ramène au yoga. Le yoga nous invite à être sensible à Kairos et à saisir les opportunités qui se présentent. Y compris la maladie.

Nous pouvons ainsi remplacer notre concept habituel du temps et mettre à la place quelque chose de réel : comment les choses se transforment , comment mon corps, mon psychisme, se transforment? C’est bien là le coeur du yoga, qui étudie ces transformations (alors que le temps, c’est toujours la même chose, c’est à dire le présent).

Tout se transforme en permanence. Spontanément. Mais je peux aussi orienter la transformation (comment lorsque je taille un arbre pour en améliorer la production de fruits ou de fleurs).

Vers quelle transformation vais-je ? Avec quelle intention ? Puis-je redéfinir mon intention de transformation ?

Chaque transformation part toujours d’une toute petite chose. En fonction de notre intention de transformation, recherchons cette toute petite chose, cette petite séquence qui nous permet d’être au coeur, à l’essence de cette chose.

La répétition de cette petite séquence de transformation me permettra ensuite d’orienter mon devenir.

Avec cette approche yogique, le temps n’est plus un obstacle. Car peu importe le temps que ma transformation prendra, j’ai la certitude qu’elle aboutira, pour autant que mon intention de départ est vlaire et bien définie.

LES TROIS GUNAS

Selon la philosophie du yoga, la nature – le monde manifesté , physique et psychologique – est composé de trois qualités appelées « gunas ». Ces qualités sont comme des fils mis ensembles pour former un brin. Ces qualités sont indissociables . Tout ce que nous pouvons voir ou penser est un mélange de ces 3 qualités dans différentes proportions.

A l’origine du monde les 3 gunas étaient en parfait équilibre. C’est un déséquilibre des gunas qui met en branle la création de l’univers. La répartition et proportion des gunas est à la base de la structure matérielle et psychique de chaque « objet ». Ce sont des forces, des énergies en compétitions l’une par rapport à l’autre. Chacune à ses caractéristiques propres :

*guna SATTVA : se traduit physiquement par pureté, légèreté ; psychologiquement par tranquillité, calme. Elle engendre le bonheur.

*guna RAJAS : se traduit physiquement par activité, mouvement, psychologiquement par passion. Elle est à la base de tout effort, ainsi qu’à l’agitation et l’instabilité. Elle engendre la souffrance.

*guna TAMAS : se traduit physiquement par solidité, résistance, psychologiquement par stupidité, inertie. Elle engendre l’indifférence.

Sattva est assimilée à une tendance ascendante, elle représente la luminosité ou la connaissance. Rajas à tendance à l’expansion, qui permet à l’être de se développer dans un certain état. Tamas à une tendance descendante, elle représente l’obscurité, ou l’ignorance.

Dans l’espèce humaine, rajas prédomine. C’est pour cela que chacun d’entre-nous s’agite sans cesse à la poursuite de notre but (le règne végétal est plutôt tamasique, tandis que pour le divin, sattva domine).

On peut tous observer dans le monde qui nous entoure un mélange de bonheur, de souffrance et d’indifférence. La perception que l’on en a dépend fortement du point de vue auquel on se place.

Prenons comme exemple la pluie : elle crée le bonheur des agriculteurs, la « souffrance » de tous ceux qui ont une activité extérieure, et l’indifférence de ceux qui sont à l’abri dans leur maison.

On voit la qualité qui nous arrange . Voir les choses comme elles sont : voilà un des buts du yoga.

Les trois qualités sont en compétition. Mais lorsque l’une des qualités prend le dessus, les autres se mettent à son service pour l’aider. Voyez par exemple les trois enfants d’une même famille : chacun entre en compétition pour se mettre en évidence au détriment des autres, mais dès que l’un des enfants sera confronté à une difficulté, les deux autres viendront l’aider .

Nous pouvons observer également ces 3 qualités dans le caractère de chaque personne :

grossier, ignorant, paresseux pour celui qui est dominé par tamas ; actif, intrépide, passionné si dominé par rajas (exemple : homme d’état), calme, clairvoyant, réfléchis si dominé par sattva (exemple : un sage ; un saint).

On peut encore reconnaître tamas dans le corps, rajas dans la force vitale et la vie émotive, sattva dans l’intelligence.

On donne souvent l’exemple de la lampe à huile pour illustrer les 3 gunas. La flamme représente SATTVA (la luminosité), l’huile RAJAS (le carburant), et la mèche TAMAS (l’inertie). Si nous sommes attentifs, nous pouvons voir qu’effectivement tout ce qui nous entoure est comme une lampe à huile. Parfois la mèche est immense, avec peu de carburant, la flamme ténue, parfois la flamme est vive et éclatante, parfois le carburant voudrait tout embraser.

Vous pouvez effectuer le petit exercice suivant : analyser et noter la proportion, en pourcentage, des 3 qualités :

– de votre maison : est qu’elle est lumineuse, spacieuse( sattva), est-ce qu’il y a du mouvement, une vie sociale (rajas), est-ce qu’elle est plutôt sombre, étriquée, ou située près d’une rivière (tamas)

– de votre travail

– d’une personne proche (un parent, un enfant)

– vous-même

Observez sans porter de jugement. Voyez simplement les choses comme elles sont. Comment apporter de la légèreté, subtilité, luminosité à votre existence ou aux autres.

Essayons , par notre pratique du yoga, d’équilibrer les 3 gunas, car le déséquilibre crée la souffrance. On peut d’ailleurs se concentrer, lorsque nous effectuons une posture de yoga, ou pendant toute la séance, sur ces 3 gunas. J’ai déjà un peu évoqué cet aspect lors de séances précédentes :

TAMAS nous relie à la terre . Pendant une posture, nous avons toujours une partie du corps en appui sur le sol, que cela soit, le pied, la main, le ventre, le genou, la tête. Prenons conscience de cet appui, utilisons le sol comme tremplin , bien ancré mais sans s’écraser pour mieux bouger et s’étirer.

RAJAS est lié au mouvement : comment allons nous organiser nos mouvements musculaires et respiratoires. Observons pendant toute la durée de la posture notre respiration comme vecteur de mouvement qui permet de relier le bas (notre ancrage au sol) et le haut.

SATTVA : liée à la légèreté , et donc à l’étirement du corps dans la posture.

Observez la souplesse qui part du sol, étire toute la colonne vertébrale et donne de la légèreté et de la grâce au corps !

La respiration complète – techniques.

La maladie n’est pas une fatalité. Généralement, pour rester en bonne santé, nous nous préoccupons, de faire du sport, de manger correctement et sainement, ne pas boire à outrance ni fumer, etc. Mais nous oublions systématiquement notre nourriture essentielle, sans la qu’elle nous ne pourrions vivre : respirer.

Une respiration complète permet un bon échange gazeux (alimentation en oxygène frais – rejet du co² et des toxines) ce qui a pour effet une alimentation optimale de toutes nos cellules leur permettant ainsi d’avoir un bon métabolisme. Lorsque nos cellules sont en bonne santé, notre corps l’est également. En outre, la respiration complète nous permet de gérer nos émotions. Ne dit-on pas de quelqu’un sujet à une émotion forte : « il en a le souffle coupé ». ? Au contraire, lorsque l’on est détendu, notre respiration s’allonge.

Les yogis l’on bien compris depuis longtemps. Ainsi, même lorsqu’ils sont soumis à un stress, une émotion négative, le contrôle de la respiration leur permet de respirer comme s’ils étaient calmes et détendus, ce qui à pour effet de faire disparaître l’émotion négative.

L’homme qui respire lentement est assuré d’une longue vie. Alors comment pratiquer ?

La respiration yogique complète devrait constituer un élément essentiel de notre pratique, tant pendant les séances d’asanas (comme au cours par exemple), mais à chaque occasion : lors d’une promenade, au travail (entre 2 dossiers ou 2 clients, ou pendant que l’on va à la machine à café), en voiture, etc. Essayons de penser le plus souvent possible à notre respiration..

Plusieurs techniques sont possibles. Généralement, lorsque l’on pense à respirer, on pense « inspiration ». Or, il est important pour chaque technique de bien expirer au préalable, afin de permettre l’entrée d’un plus grand volume d’air frais, et aussi afin de ne pas laisser accumuler l’air vicié dans l’organisme. La base d’une bonne respiration, c’est une bonne expiration.

La respiration passive en un temps

Il suffit , lors de l’expiration, de se laisser aller et de bien relâcher. On prolonge la fin de l’expiration par une petite rétention à poumon vide avant d’inspirer à nouveau. C’est la respiration du « soupir » . Faites quelques soupirs en suivant, et vous verrez l’effet calmant immédiat.

Avec un peu d’entraînement, vous pouvez contrôler les soupirs pour les faire durer un peu plus longtemps et ainsi prolonger l’effet relaxant.

c’est aussi une bonne technique pour s’endormir plus rapidement .

La respiration passive en deux temps

Même technique que si dessus, mais en fin d’expiration, on contracte légèrement la sangle abdominale (on rentre le ventre) pour bien vider les poumons. L’air vicié est mieux évacué et par voie de conséquence, l’inspiration plus profonde. Cette technique est donc plus efficace. On peut la pratiquer tout le temps,, sauf pour la relaxation.

L’expiration yogique en 3 temps.

C’est la technique que l’on utilise lorsque on parle de respiration yogique complète. Comme pour l’inspiration complète, on expire en 3 temps : on contracte d’abords la sangle abdominale, puis les muscles intercostaux nous permettent de rétrécir le volume du thorax et enfin on peut encore abaisser le haut du thorax.

L’expiration yogique en 4 temps.

Même en utilisant la respiration complète en 3 temps, il reste encore une certaine quantité d’air dans les poumons. On peut donc encore les vider en peu plus en ajoutant une 4ième étape : en fin d’expiration, contractons de nouveau la sangle abdominale en rentrant bien le ventre.

Vous pouvez aussi appliquer d’autres techniques simples et gratuites vous permettant d’expirer le plus possible et donc d’améliorer votre respiration :

Bailler

Ouvrez largement la machoire, inspirer profondément par la bouche et retenez votre souffle pendant quelques secondes, étirez vous et …vider les poumons dans un large soupir.

Rire

Le rire est un excellent moyen d’assouplir les poumons, débloquer le diaphragme et masser le plexus solaire (zone autour du nombril) ce qui a pour effet de décongestionné cette zone et réduit l’anxiété. Et puis cela rend heureux …

Souffler une bougie

Pour améliorer votre souffle , entraînez vous à soufflez une bougie :

Faite une moue trsè serrée avec les lèvres pour retenir l’air le plus longtemps possible et souffler sur la bougie. Il ne s’agit pas d’éteindre la flamme mais de la faire incliner légèrement et régulièrement, le plus longtemps possible. Idéalement, la flamme s’incline mais ne vacille pas.

Ôm

C’est le même principe qu’avec la flamme de la bougie, sauf que l’on émet le son ôm à haute voix. Contrôlez votre expiration pour émettre un son uniforme qui fera vibrer votre palais et même votre thorax. Réservez la moitié de l’air pour le « ô » et l’autre moitié pour « m ». Comme puir la bougie, il faut tenir le plus longtemps possible avec une quantité d’air minimum.

Le ôm nous permet de contrôler toute la musculature de l’appareil respiratoire, il fait fibrer les alvéoles pulmonaires, les rendant plus réceptives à l’oxygène, et il apaise et concentre notre mental.

Pour conclure, pensez chaque jour à expirez le plus souvent possible. Cela ne coûte rien, on peut le faire à n’importe quel moment et endroit. Les résultats, bluffants, se feront vites sentir…

Namasté

Pascal

La Respiration… un peu d’anatomie

La respiration générale alimente la respiration cellulaire. Chaque cellule a besoin de capter l’oxygène et rejette du CO² pour entretenir leur cycle de production d’énergie. L’oxygène et le CO² sont véhiculés dans tout l’organisme par le sang. La contraction du coeur permet au sang de circuler dans tout l’organisme avec sa cargaison d’oxygène frais, puis lorsqu’il revient avec sa cargaison de CO², les contraction du coeur l’expulse vers les poumons.

Quels sont les organes qui interviennent dans la respiration ?

Le nez

Le nez comprend une partie externe composée de cartilage (les narines, les ailes du nez, la cloison nasale) et une partie interne osseuse. Traditionnellement, c’est à la frontière du nez inter et et externe que l’on place les doigts pour les respirations alternées.

Le nez sert de filtre à poussière, il réchauffe et humidifie l’air. Il sert bien sûr à sentir, et est une caisse de résonance pour les vibrations (voyez comme vous « parlez du nez » lorsque vous avez le nez bouché).

Les sinus

Ce sont des cavités reliées aux fosses nasales. Elles servent de caisse de résonance pour la voix

Le pharynx

Il agit comme un entonnoir, au croisement des voies aériennes et digestives. Il sert de conduit pour l’air et la nourriture et aussi de caisse de résonance pour la voix.

Le larynx

C’est une sorte de colonne qui contient les cordes vocales. Les muscles qui mobilisent les cordes vocales sont innervées par le nerf récurrent qui est une branche du nerf vague. Ce nerf fait partie du système parasympathique (qui joue un rôle dans les fonctions de repos et récupération de l’organisme).

Nous reviendrons sur certains exercices respiratoires qui cherchent à faire « ronronner » les cordes vocales et ont un grand effet calmant.

La trachée

C’est un tuyau cartilagineux composé d’anneaux et qui mène aux bronches

Les bronches

Les bronches forment différents carLes bronchesrefours avant d’arriver aux alvéoles pulmonaires. C’est l’arbre bronchique. Elles sont recouvertes de muqueuse.

L’asthme bronchique est une inflammation des conduits suite à une réaction à différents agents (médicaments, allergies alimentaires, environnement, émotions, etc). Il y a une combinaison de spames musculaires, de gonflements et de sécrétion de mucus qui obstruent la lumière bronchique.

Les poumons

Ce sont des sacs flexibles, limités par les côtes, le diaphragme et les clavicules. Ils enserrent le coeur.

Les plèvres

Ce sont deux tissus qui entourent les poumons de manière étanche

Comment fonctionne la respiration ?

Les alvéoles pulmonaires, tapissées de capillaires sanguins sont le centre des échanges entre les poumons et la circulation sanguine. Il y a600 à 800 millions d’alvéoles ! Différentes substances peuvent traverser les alvéoles et capillaires : bien sûr l’oxygène et le CO², mais aussi les nano particules, l’alcool, …

Le transfert gazeux entre les alvéoles et les capillaires se fait généralement sans difficultés, mais cela peut poser des problèmes chez les personnes qui ont une inflammation pulmonaire. L’échange est plus difficile suite aux sécrétions et aux éventuels durcissements des alvéoles.

Les respirations que nous effectuons au yoga permettent , par leur amplitude, d’entretenir l’élasticité des alvéoles et des capillaires. Une meilleure respiration = une meilleure oxygénation de l’organisme = une meilleure santé.

Les muscles respiratoires doivent sans cesse être stimulé. La respiration est vitale et on a besoin de respirer 24h/24. c’est un des rôles du cortex. Une minuterie est prévue dans notre système nerveux central. Les réglages fins sont effectués au niveau du bulbe rachidien situé au-dessus de la moelle épinière. C’est une véritable tour de contrôle qui gère beaucoup de régulations physiologiques.

La respiration volontaire permet de court-circuiter certains influx automatiques mais pas tous. Il est impossible d’arrêter volontairement sa respiration au-delà d’un certain temps. On peut encore respirer si les centres corticaux sont détruits.

C’est ce qui se passe dans l’apnée du sommeil : le contrôle automatique est perdu mais pas le contrôle volontaire.

Le centre de contrôle respiratoire est divisé en trois :

– le centre des rythmes respiratoires : il règle le rythme de base de la respiration (inspiration sur 2 secondes et expiration pendant 3 secondes. C’est une sorte d’horloge

-le centre de sécurité expiratoire : il prévient l’ouverture trop grande des poumons en inhibant le centre de sécurité inspiratoire

– le centre de sécurité inspiratoire : il stimule les neurones inspirateurs lorsque le centre de sécurité expiratoire est inactif. Il agit comme des agents de polices à un carrefours qui incitent les automobilistes à circuler.

Le centre respiratoire, lié au cortex peut modifier volontairement la respiration , par exemple pour nous éviter de respirer des gaz toxiques ou de l’eau. Mais dès que le taux de CO² dans le sang dépasse un certain seuil, il y a automatiquement une stimulation dans le centre de sécurité inspiratoire.

Le volume courant de la respiration automatique est de 1/2 litre d’air. Nous respirons plus ou moins 15 fois par minute, ce qui nous fait 7,5 litres d’air par minute. 2/3 de l’air inspiré va dans les poumons, et 1/3 est perdu en chemin. Lors d’une inspiration profonde et d’une expiration profonde, on respire environ 5 à 6 litres d’air. Le reste est une réserve résiduelle (les poumons ne sont jamais vides).

Conserver la santé grâce au yoga

C’est la nouvelle année et la période des bonnes résolutions. Faire du sport en fait partie. De nos jours, tout le monde à entendu parler du yoga. Cette discipline est devenue populaire et s’inscrire à un cours de yoga fait partie des bonnes résolutions de début d’année. Le yoga est en occident souvent assimilé à de la gymnastique douce, une méthode anti-stress, un programme de remise en forme qui nous permettra de rester en bonne santé. De plus en plus de médecins recommandent le yoga à leurs patients comme médecine alternative douce et sans danger, pour atténuer le stress, régler les problèmes de dos, d’articulations ou autres affections.

Bien que le yoga inclus des exercices physique, il est bien plus que cela. Dans la culture occidentale, les vies sont compartimentées. Un exemple parmi d’autres est la séparation entre le travail et la vie de famille. Beaucoup de personnes négligent le corps pour réussir dans la vie, ou s’adonnent à des efforts physiques intenses jusqu’à se blesser, car l’on considère le corps séparément de l’esprit.

Les conséquences sont souvent un excès de stress, une incapacité à affronter les épreuves de la vie. On est déconnecté du monde. On a du mal également à affronter nos propres émotions qui sont souvent refoulées. Elles peuvent alors ressortir plus tard de manière parfois violente.

Le yoga considère au contraire le corps et l’esprit comme un tout indissociable. L’idée est de trouver l’équilibre en toute chose, équilibrer le corps et l’esprit, prendre conscience de son corps, de son mental, de ses émotions, prendre conscience que l’on fait partie d’un tout plus grand que notre personne. Une personne équilibrée fait preuve de beaucoup de bon sens, de calme et de joie de vivre. C’est cela que le yoga peut nous apporter. La pratique du yoga nous enseigne comment manger, dormir, se comporter avec les autres …Pratiquer le yoga comme style de vie nécessite quelques petits ajustements dans votre vie, dans l’organisation de votre journée. Ces ajustements se feront naturellement lorsque vous serez prêts, lorsque vous commencerez à ressentir les effets durables et que la pratique quotidienne fera partie de votre hygiène de vie.

Cela demande un peu d’effort. C’est parfois difficile dans nos sociétés où l’on est habitué à la facilité, à avoir tout et tout de suite. Il est plus facile de prendre quelques médicaments ou de s’en remettre à l’avis de son médecin. Mais un remède soigne les symptômes, rarement la cause situé le plus souvent dans le mental, le mode de vie. Le yoga vous offre la possibilité de prendre le contrôle sur votre santé de manière active en jouant la carte de la prévention. Être en bonne santé ne signifie pas seulement avoir un corps qui fonctionne parfaitement, il faut aussi que l’esprit fonctionne correctement et soit équilibré.

Vous ne pourrez pas être en bonne santé si vous mangez mal, si vous avez une attitude détestable. Vos résultats dépendront grandement de votre implication et de votre détermination. Chaque être humain est potentiellement capable d’accomplir tout ce que les grands Maîtres Yogis ont accomplis. La pratique régulière permettra d’équilibrer tout votre être. C’est cette harmonie qui fera que tout fonctionne bien. C’est grâce à cette harmonie que vous pourrez être en bonne santé et finalement être heureux dans votre vie.

Bonne pratique